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Mon premier massage chinois!

Météo & Premiers jours à Pékin
Samedi midi. Me voilà installée confortablement dans un chouette café, Baker & Spice, à Liangmaqiao, quartier bourré de diplomates & d’expats des quatre coins de la planète. Il fait -15 que mon app météo média me dit, mais je vous jure qu’avec le da feng (grand vent), le temps ressenti est probablement -72. Juste traverser la rue de mon appartement-hôtel à ici que j’avais déjà le feeling que ma face était en train de décoller, c’est peu dire! Mais pas de neige au sol, sauf la petite neige fine tombée samedi dernier et qui n’est pas restée bien longtemps. Je vous avoue que c’est un peu bizarre de se les geler sans gadoue canadienne sur les trottoirs pékinois. Mais ces jours-ci, les chinois se réjouissent sous leurs capines, car grand vent = ciel bleu = indice de pollution de l’air assez bas. Le PM 2.5 était à 25 hier, en fait probablement meilleur qu’à Ottawa ou Québec! (En guise de comparaison, lors des récentes alertes, le PM 2.5 tournait plutôt autour du 500) Et oui, vous aurez compris que les Chinois ressemblent beaucoup aux Québécois sur ce point: ils adorrrent commenter & chialer sur la météo. Et certains se moquent déjà de moi la Canadienne qui a siii frette depuis mon arrivée à Pékin.

Déjà deux semaines que je suis ici! J’apprivoise tranquillement la vie d’écolière étrangère et j’explore le voisinage. Il y a des moments que mon chinois est fort utile & d’autres que j’essaie tant bien que mal de baragouiner quelques mots pour me faire comprendre… en vain! Les hauts et les bas de la vie à Pékin.

Premier massage chinois
Après quelques jours de très courtes nuits et à souffrir du décalage, je me suis dit pourquoi pas essayer un massage chinois. On m’avait dit que cela était bénéfique pour combattre le jetlag. Treize heures de décalage je vous jure que ça rentre dans le corps. Donc, avant de partir, j’avais déniché, en fouinant sur les blogues The Beijinger & City Weekend Beijing – mes deux bibles pour pimper ma vie sociale à la pékinoise, une place qui avait l’air bien zen, Dragon Fly. Par heureux hasard, ce lieu se situe justement en face de mon nouveau chez-moi & même que certains compatriotes canadiens affectionnent particulièrement les services qui y sont offerts, incluant les manucures shellac (youppi!).

Donc, je prends rendez-vous pour un massage chinois d’une heure (environ 40$, pas si pire, non?), et je me présente à la réception après ma journée de cours. Accueil très chaleureux. P’tite musique douce, Bouddha dans la pièce, odeurs d’huiles essentielles relaxantes. Tout pour me rendre déjà zen. On me demande si je préfère un homme ou une femme. Je me dis alors ‘’humm, j’ai jamais reçu de massage de la part d’un homme massothérapeute, mais pourquoi pas y aller sans aucune condition. De toute façon, les Chinois sont pour la plupart petits, voire délicats, donc il me ferait certainement pas mal avec ses petites mains douces…’’ Ouffff belle naïveté Marion!

Les portes ouvrent. Derrière, c’est quasiment le noir total. Un chemin y est délimité par quelques pierres. P’tite musique d’ambiance. La gentille dame de la réception me dit alors, toute souriante, ‘’Miss Malian, votre massothérapeute est arrivé’’, et me salue à la chinoise (penchement de tête & mains jointes). J’ai juste le temps de me lever les yeux pour apercevoir… le sosie de Kong Fu Panda… iiiiiiii!!! Il me fait signe de le suivre sur l’étroit chemin de pierres, dans le quasi noir, à peine éclairé, juste assez pour que je discerne sa silhouette et… ses énormes mains. Une partie de moi essaie de rester relax, zen. C’est ça le but d’un massage, non? Mais, disons que mon Hamster #Gratitude se fait aller fullspin dans sa roulette… (Il m’amène où? Il va me faire mal c’est certain. Est-ce que je vais être courbaturée pendant des semaines après? Et alouette)

Kong Fu Panda, qui ne parle pas vraiment anglais, me fait entrer dans une petite pièce toute aussi peu éclairée et me montre un bout de tissu sur la table à massage. Je comprends qu’il veut que je me couvre avec ça. Il quitte la pièce. Je commence à me déshabiller et là je réalise que ce bout de tissu est en fait un mini pantalon et une mini chemise, un genre de pyjama chinois. J’essaie de l’enfiler, mais évidemment mon gros popotin ne rentre pas dans ce délicat pantalon, et je ne vous parle pas de la chemise. Tout le long, je sens la présence de Kong Fu Panda derrière la porte de bambou. Alors, la poitrine un peu dévêtue, j’ouvre la porte et je lui montre que visiblement on a un problème de costume.

Embarrassé, il disparait dans le noir sur le chemin de pierres, et revient quelques instants plus tard avec un plus gros morceau de tissu en lin. Il referme la porte. Clairement, Kong Fu Panda n’a pas pris de chance cette fois-ci, et m’a apporté le kit de sumo. J’enfile le pantalon de lin brun 2XL, l’attache à double tour, et j’essaie ensuite d’attacher la blouse beige 2XL du mieux que je peux, mais hélas, je n’arriverai pas à me dissocier du look ‘’Jute à patates Costco style’’. Kong Fu Panda revient dans la pièce et m’indique de m’étendre sur le ventre. Évidemment, j’ai le fou rire depuis les 10 dernières minutes, soit le moment où on m’a présenté à mon massothérapeute. Ça promet pour la prochaine heure. Il me couvre d’une couverte et… place à mon premier massage chinois!

Mes premières boules chinoises…
Kong Fu Panda commence d’abord par me masser le dos et le cou (la seule partie de mon corps qui n’est pas ensevelie sous ma jute). Tout le long, j’essaie de me détendre, et à la fois d’anticiper ces mouvements. Cela procure d’étranges sensations de se faire masser par dessus un tissu de jute à patates je vous le confirme. Sinon, les premières minutes, ça se passe plutôt bien, que je me dis. Je reconnais un peu la façon habituelle d’un massage suédois. Je commence alors à me détendre. Et bang, il commence à me masser les fesses vigoureusement. C’est clair que la circulation sanguine de mon popotin se réjouit! Je le sens très proche de moi. Et soudain je sens quelque chose dans ma main. Je n’arrive pas trop à saisir c’est quoi. Ben nooon! Je réalise alors qu’il s’y est accoté les boules chinoises. Iiiiii j’essaie de retenir mon fou rire… (C’est bel et bien un massage PG je vous rassure! Tous ces gestes n’avaient rien de sensuel, au contraire c’était plutôt dry – on se rappelle que je suis sous une jute de patates après tout. Mais quand même, ça surprend mes premières boules chinoises!)

Le massage continue. Il me demande si je suis ok. Je murmure un oui surement peu convainquant, la face toujours écrasée dans la table à massage. Voilà qu’il s’installe derrière moi et me plie la jambe sur le dos. Moi qui ai zéro flexibilité mettons que je n’apprécie guère le mouvement brusque. C’est probablement le cing minutes le plus awkward du massage (oui même plus qiguai (weird) que la passe des boules chinoises). Et bien sûr, il recommence ensuite avec l’autre jambe. Oufff. Il enchaine avec le massage du cou et me demande de me tourner sur le dos. J’essaie de garder les yeux fermés. Il me souffle dans la face et renifle bruyamment durant les derniers instants du massage. Fort agréable!

Soudain, il arrête et me dit ‘’ok la’’. Je comprends que c’est fini. Il sort et je me rhabille. On refait ensuite le chemin contraire dans le quasi noir sur le chemin de pierres vers la sortie. Il m’offre un p’tit verre de thé et me regarde le boire attentivement.

Moi même embarrassée, je lui souris et je quitte les lieux. Quand même relaxée, avec un regain étrange d’énergie. Moi qui pensais que cela allait m’aider pour combattre le jetlag et bien cette nuit là, j’ai à peine dormi deux heures…

Détendue, je me dis donc pourquoi pas essayer une troisième tentative de faire mon épicerie. Je suis ainsi sortie du supermarché d’expats archi-cher avec une bouteille d’eau, des p’tites tomates & une canne de thon. Un bon début. Mais deux semaines plus tard, mon frigo est toujours vide. Il fait siii froid que j’ai pas trop envie de sortir dehors avec mes sacs de courses, alors je continue d’explorer les restos du coin, aux saveurs chinoises ou occidentales, en attendant le retour des beaux jours.

Voilà pour ma première expérience de massage chinois! Vais-je y retourner? Bien sûr! Avec Kong Fu Panda? On verra. 🙂

 

 

 

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Le contexte d’écriture idéal

Défi littéraire #écrireauquotidien #Jour2 – Le contexte, le fameux contexte. Toujours à la recherche du contexte parfait, idéal pour laisser l’inspiration couler en soi de nouveau. C’est presque une obsession, plus que l’écriture elle-même. Comme si je n’avais pas le setting idéal, je n’arriverais pas à composer des phrases complètes du genre Sujet – Verbe – Complément (je sais, c’est une tâche assez complexe!). Comme si sans contexte idéal, je n’étais pas digne de recevoir des flots d’inspiration.

Pour ce défi littéraire, je lui donne une chance. Tout contexte confondu, j’écrirai. Pour le #Jour2, j’ai donc choisi d’aborder le thème du contexte d’écriture. Oui! Lui-même en personne! Cela va me permettre d’abord de me dérouiller un peu (j’espère!), et de retrouver mon propre style littéraire. Délier ma plume quoi! Écrire, juste écrire. Laisser #Gratitude, mon hamster écrivain, s’activer dans sa roue, s’enfarger, s’essouffler peut-être, mais surtout continuer, pédaler, avancer sur la page qui deviendra moins blanche, un coup de crayon à la fois.

Côté Hublot!
Je crois, outre qu’évachée sur Léopold (avec mon latte pis mon Kompa bien sûr), quand je suis en vol, la face collée dans le hublot, le regard perdu dans les nuages, littéralement, c’est le moment où je suis le plusss inspirée au monde et que #Gratitude finit par sortir de son coma ottawaien habituel des dernières années. (Ouep! Je m’en confesse. Je mets souvent la faute sur la Capitale du Canada pour mon manque d’inspiration & mon syndrome de la page blanche chronique.)

Peu importe ma destination, dès le décollage, je m’évade dans mes pensées et rapidement je sens les mots couler, j’ai envie de raconter. Alors, c’est ainsi que je laisse finalement la petite voix en moi, trop souvent refoulée, s’exprimer: ÉCRIS!.

“Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade.” Julien Green

“Les plus beaux voyages se font par la fenêtre.” Daniel Boulanger

Ma vie, une trame de film
I wish! Dans mes moments de détente & de réflexion, je songe souvent à des scènes du passé, particulièrement de mes voyages, et soudain je vois des instants clés défiler, au Bénin, à Port-au-Prince, ou quand je vivais la vida loca à Madrid, avec en arrière plan, suavement, le beat de quelques chansons, une trame sonore, selon le feeling du moment et les souvenirs qui resurgissent. Certaines séquences plus rapides que d’autres, d’autres plus floues. Comme dans les films. Comme dans une playlist de Songza. Sauf que, en réalité, je peux pas dire COUPER! ni SKIP! où bon me semble et ainsi garder juste les tranches de vie l’fun, intéressantes, croustillantes! Ainsi va la vie!

Pourtant, je me dis que ce sont justement ces mêmes péripéties que je peux partager dans mes écrits. Ça fait déjà belle lurette que #Gratitude a classé quelques-unes de ces tranches de vie dans ses tiroirs, et qu’il attend que je lui fasse signe parce que j’ai trouvé le contexte parfait, que je suis prête à enfin les jeter sur papier, pour les sortir finalement de la boulamite.

Alleluia! Ces derniers temps, l’envie me revient de dépoussiérer ces histoires et de les faire revivre à travers mon écriture. Me permettre ainsi de me remémorer mes aventures et de prétendre comme si j’y étais encore, l’espace d’un billet dans la Savane d’Adaobi.

La mémoire joue de vilains tours, je dis souvent d’ailleurs que j’ai la mémoire d’un poisson, et je ne voudrais surtout pas avoir oublié à jamais des détails précieux de ces époques qui ont marqué ma vie et qui ont fait naître et grandir Adaobi. C’est le cas entre autres pour mes aventures en Afrique, mi vida española & mes escapades haïtiennes. Je prends donc l’occasion de ce #défilittéraire #écrireauquotidien pour changer le sort et continuer de partager mes récits de voyage sur le blogue, plus activement, et ce, même si en ce moment je ne me retrouve pas dans le contexte le plus idéal, ou du moins l’environnement souhaité.

Faut donc que j’arrête d’attendre, d’espérer le contexte parfait, de vouloir sans cesse créer le best setting ever. Faute d’avoir un hublot à ma disposition en permanence, faut que j’écrive quand l’envie passe, que ce soit quelques mots, une citation, 2-3 idées gribouillées, alouette. L’inspiration reviendra, les séances d’écriture se multipliant. Ottawa ou non. (oui oui, je vais arrêter, ou du moins essayer fort fort, d’utiliser le prétexte ottawaien! On verra bien où que cela va nous mener! 😉 )

D’ailleurs, ce soir, j’ai trouvé un contexte parfait: Zanmi’m, Cabrit & Prestige!

Cabrit & Prestige

Comptage officiel: #Jour2 #741mots
Cumulatif: 1831 mots

Categories: Adaobi, Coups de coeur, Voyage | Tags: , , , | 2 Comments

Bonne fête Adaobi Savannah! 1 an déjà!

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Juillet 2013. Je me lançais (enfin!) publiquement dans l’écriture avec l’envie de partager mes aventures de voyage particulièrement à l’africaine et surtout à l’haïtienne. Ce désir qui me tiraillait depuis plus de 8 ans déjà, alors que je frôlais le sol africain pour la première fois, et qui subissait certaines pressions de mon entourage (je ne ferai pas du name dropping ici mais vous vous reconnaissez 😉 ) a finalement réussi à surpasser mes craintes, mes peurs de je-sais-quoi!

En créant mon blog Adaobi Savannah pour y partager mes coups de cœur de voyage, de bouffe, de musica, de bouquinerie et alouette, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Une seule chose était sûre : il était plus que temps de me lancer dans cette aventure. J’aimais déjà le concept de bloguer, d’interagir avec une communauté virtuelle partageant les mêmes intérêts, et d’inspirer/m’inspirer de mon voisin-en-ligne. Étant une accro des médias sociaux, je suivais également déjà plusieurs blogueurs de voyage, de bouffe, de mode et j’appréciais me joindre à la discussion. Mon tour était donc venu!

Cette dernière année ici fût ainsi remplie de ( ), de …, d’émoticons, de selfies, de #, de RT, de #TBT, de support et d’échange virtuels, et plus encore.

ZOOM sur Adaobi Savannah
Je retire beaucoup de cette première année dans le monde du blogue. À peine revenue de mon premier séjour en #Haïti en août 2013 et que quelques billets relatant mes péripéties haïtiennes publiés, voilà qu’Adaobi Savannah retenait déjà l’attention d’une organisation promouvant le tourisme en Haïti et offrant une brochette de forfaits et services aux gens désirant (re)découvrir la Perle des Antilles.

Une heure de discussion plus tard avec le ‘’Boss’’ et il était plus qu’évident que nous partagions avec passion la même vision pour Haïti. Quelle agréable surprise! Je n’aurais pas pu souhaiter mieux comme départ dans la blogosphère. Une collaboration est née et ne cesse d’évoluer depuis. Une association qui d’ailleurs bientôt fêtera également son premier anniversaire. Quel plaisir de bloguer avec Zoom sur Haïti et de partager au quotidien ma passion pour Haïti avec la communauté de ZOOMEUSES et de ZOOMEURS.

Avertissement : phrase cucue à l’horizon – C’est un plaisir infini de graviter au sein d’une équipe si dévouée et qui travaille avec brio. Au fil des rencontres, des présentations et des diverses activités où nous zoomons sur Haïti, j’y fais le plein d’énergie et de BH (bonheur haïtien). C’est siii motivant, rafraichissant!

Par le biais de l’écriture, du partage de mes carnets de voyageuse et coups de cœur, et des échanges avec la communauté virtuelle, je vais chercher ce qu’il manque dans ma 9à5+ job et ma routine OcTranspo-Boulot-Insomnito. J’adorrre me nourrir de ce passe-temps. Cela me permet entre autres de satisfaire ma créativité, mon côté artistique (autre mes talents pour le dessin d’oiseau en forme du logo McDo oui oui j’aime jouer avec les mots). Combiner mes deux vitamines bonheur Écriture et Voyages est la potion magique idéale.

Hélas je n’arrive pas encore à écrire aussi souvent que je le souhaiterais, mais déjà d’avoir appuyé sur le piton Publish en juillet dernier est un accomplissement en soi. Je crois humblement être arrivée à trouver ma voix de bloggeuse, oui encore un peu timide, mais follement fanatik ayiti & african queen. J’ai développé mon style d’écriture, adapté mon identité et empreinte virtuels sous le regard et avec le soutien des zèbres* qui m’entourent. (*je viens tu de vous trouver un tit-nom, vous mes followers/lecteurs adorés? Ou je parle ici de mon image (logo, background) qui me suit sur Adaobi Savannah? Humm je vais laisser planner ce doute un instant).

Je suis ravie de l’accueil virtuel qu’Adaobi Savannah a reçu depuis ses débuts. Bloguer est définitivement une expérience enrichissante et je suis impatiente de poursuivre vers l’an 2, qui sera sans aucun doute tout aussi divertissant.

Merci à chacun de vous de suivre mes aventures à travers Adaobi Savannah que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest (ouin celui-ci manque un peu de vie je vous l’accorde) ou directement sur le blog www.queenadaobi.com. Ça me fait grand plaisir quand vous prenez le temps d’échanger sur mes coups de cœur que nous partageons à différents degrés. Au plaisir de poursuivre nos interactions :)!

À venir : encore plus d’Haïti évidement, d’Afrique, et de Chine, entre autres! 😉

Categories: Adaobi, Afrique, Haïti, Nigéria, Voyage | Tags: , , , | Leave a comment

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