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La série #100DaysofChinoiseries se poursuit!

Tel qu’annoncé récemment, nos aventures à Beijing se termineront prochainement, soit dans environ 100 jours! Pour célébrer et se remémorer notre vie pékinoise depuis les trois dernières années et demie, chaque jour, et ce jusqu’à notre départ, je partage une photo ou une vidéo d’une de mes chinoiseries préférées, quelque chose typique de Beijing ou de la Chine qui me manquera… ou non!

(Vous pouvez également suivre le décompte au quotidien sur Instagram, via @queenadaobi & #100DaysofChinoiseries #The100DayProject #mylast100DaysinBeijing)

Voici donc la suite des chinoiseries, sans ordre particulier.

14/100

Awww Scoobidoo! Ma Cadillac de rêve! Mon fidèle complice, à mes côtés, ou plutôt sous mon entrejambe, depuis mes toutes premières semaines estivales à Beijing. Il m’a trimbalé partout en ville – ben dans un cercle de 5-10km avec une batterie pleine mettons, pour éviter de devoir faire comme les Pierrafeu et user ses semelles dans les rues achalandées pékinoises, ou encore de se patenter une corde à remorquage avec la ganse de sacoche d’une amie… Transformé en batmobile, avec ma cape hivernale pour me garder les genoux au chaud, Scoobidoo et moi défilions également durant l’hiver, sauf en temps de grands froids ou grands vents, car l’envie de me geler les dents ne m’attirait pas pantoute. Pas idéal pour les jours de pluie non plus, mais puisque j’en ai pas ben ben long à faire entre le boulot et la casa, j’arrive à peine détrempée à la porte. Très pratique pour zigzaguer dans le trafic, pour aller faire les courses, pour transporter mes visiteurs, mais peut-être moins pour sauter les dos d’âne à pleine vitesse! (hein Fred!). Même s’il ne répond plus aux standards de la ville depuis juillet 2018, et que son avenir est très limité, voire en péril, Scoobidoo restera toujours mon préféré! Dommage qu’il ne pourra pas nous suivre dans nos prochaines aventures!

13/100

垃圾桶.Poubelles. Tsé quand sont obligés de mettre une affiche (et une caméra dans la salle des poubelles au pied de chaque tour du complexe résidentiel où nous habitons) pour rappeler aux gens de déposer leurs déchets DANS les poubelles et non par terre, ça donne mal à mon bac bleu! On est loin du recyclage individuel mettons! Sur les trottoirs en ville, on retrouve plein de poubelles double, un côté pour les objets en principe destinés au recyclage, et l’autre pour les déchets, sans deuxième vie (ou presque). Malgré que cela soit clairement identifié, « bilinguement » en plus!, rarement les étiquettes sont respectées, les passants laissant leurs traces là où ils veulent! Je vous avoue que mes premiers mois à Beijing, je gardais tous mes pots de vitre dans une armoire, mais bon finalement je me suis résignée à les jeter aux vidanges, car j’avais pas envie de devenir une maison de verre. Pour le carton par contre, y’a des tit-monsieurs à tricycle qui font la tournée quotidienne des poubelles et récupèrent des piles et piles de cartons qu’ils revendent pour des peanuts à des compagnies de recyclage. Quand je regarde le camion de vidanges passer, j’ai ben ben de la misère à croire qu’au bout de la chaîne, y’a qqn ou qqch qui trie ce qui est recyclable au travers des tonnes de déchets disons mouillés… Depuis que je vis à Beijing, je rêve souvent à mon bac bleu, mon bac noir et mon bac vert, no joke! Je m’ennuie même de Gaston, mon tit-bac à compostage. C’est un sujet qui franchement me tracasse au quotidien ici. Trois ans plus tard, j’ai hâte de voir ce que nous pourrons faire de vert dans notre prochaine maison! À suivre. 


12/100

Macarena chinois. Sortir dans un club en Chine vaut souvent le cover à 20$, juste pour admirer les danseurs à gogo, le jeu de lumières (et de fumée) tout en buvant de l’alcool cheap (sinon frelaté). Mais le plus intéressant est d’observer les jeunes chinois en sweat pants évachés sur leur banquette VVIP agrémentée de brochettes de fruits, tous branchés sur leur smartphone, à l’air déconnecté voir blasé, sans probablement même se rendre compte qu’il y a du gros boom boom qui joue dans le piton et des russes qui se dandinent en bobette à deux stepettes de leurs faces. Pour d’autres, le dance move est plus sérieux! Ils s’exercent à faire une chorégraphie on repeat comme s’ils passaient en audition à So you think you can dance China?! (Voyez par vous-même dans l’extrait partagé sur mon Instagram via @queenadaobi!)

11/100

1-2-3-5-6-7-8 Violette à bicyclette! Ben oui! Ya un numéro manquant dans les ascenseurs. Parce que le chiffre 4 (, sì) en chinois se prononce pareil (sans être le même caractère) comme le mot mort (, sǐ). Donc ça porte malheur selon les chinois qui sont très superstitieux. Je me suis toujours demandé comment celui qui prend les escaliers et celle qui prend l’ascenseur se retrouvent-ils au même étage?! Un coup de Serendipity peut-être (comme dans le film du même nom!)? En tk ça fait réfléchir… d’ailleurs c’est un bon thinking game quand on est dans la dite ascenseur pour éviter tout eye contact avec les autres passagers de la ride, une variante au lieu de fixer l’afficheur numérique annonçant l’étage en cours.


10/100

白求恩 Bái Qiú’ēn. Dr. Bethune. Je vois déjà dans ta face: “C’est qui lui?!”. Va sur Wikipedia! Dès la première fois que je suis débarquée en Chine (2011), et que je me suis présentée comme étant Canadienne, la première chose qu’on m’a dit c’est : Awwww Dr. Bethune?!?!… Et ce petit dialogue en guise d’intro s’est répété des centaines de fois par la suite et même encore aujourd’hui. Dans d’autres pays on se fait plutôt dire Awwww Céline Dion!!! Ou Awww (insérer mention de l’un de nos 2 Justins)!! Mais en , on a d’yeux que pour Bái Qiú’ēn! (ouin faut dire que nos 2 Justins y ont pas trop la cote ces temps-ci!) Le gars a sa statue, – que dis-je plusieurs statues, sa peinture avec Chairman Mao – que dis-je plusieurs peintures avec Chairman Mao, son musée – que dis-je plusieurs musées, et même l’hôpital militaire à son nom, et il fait partie des manuels d’histoire enseignée aux jeunes chinois! Tu te demandes tjrs c’est qui lui?! (Google-le!) Définition fournie par l’app Pleco, dictionnaire chinois: “Norman Bethune (1890-1939), Canadian doctor, worked for communists in Spanish civil war and for Mao in Yan’an, where he died of blood poisoning”. En novembre prochain, cela fera 80 ans que ce tout premier médecin sans frontières est décédé. Hélàs, je ne serai plus là pour les commémorations en Chine ni pour retourner prononcer un discours en chinois devant 200 militaires à Shijiazhuang cachée derrière un giga bouquet de fleurs (voir photo à l’appui!)!! 

9/100

Featuring a guest #chinoiserie. Haha a fellow Canadian #expat in #Shanghai reached out last week because she just heard about my #100DaysofChinoiseries series and thought I would appreciate this one… indeed!! “I have an immersion blender from China and meant to plug in no problem here and yet somehow it will ONLY plug into the one socket in my master bathroom” Ps. Living in #China? Feel free to reach out with your own chinoiseries as well – all submissions accepted! 

8/100

Chinglish T-Shirt/Sweater/Jacket/Cap/alouette. If you walk in the streets of Beijjng, you can easily spot one of those funny phrases (often misspelled naively or on purpose (je leur donne encore le bénéfice du doute…)) proudly exhibited on a Chinglish T-shirt! Parfois même de jeunes enfants portent des gilets au slogan douteux du genre “Too Drunk to Fuck”. Bien évidemment, le 3/4 du monde ne connaissent même pas la véritable signification du language affiché sur leurs habits! Une chance… 

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Mon premier massage chinois!

Météo & Premiers jours à Pékin
Samedi midi. Me voilà installée confortablement dans un chouette café, Baker & Spice, à Liangmaqiao, quartier bourré de diplomates & d’expats des quatre coins de la planète. Il fait -15 que mon app météo média me dit, mais je vous jure qu’avec le da feng (grand vent), le temps ressenti est probablement -72. Juste traverser la rue de mon appartement-hôtel à ici que j’avais déjà le feeling que ma face était en train de décoller, c’est peu dire! Mais pas de neige au sol, sauf la petite neige fine tombée samedi dernier et qui n’est pas restée bien longtemps. Je vous avoue que c’est un peu bizarre de se les geler sans gadoue canadienne sur les trottoirs pékinois. Mais ces jours-ci, les chinois se réjouissent sous leurs capines, car grand vent = ciel bleu = indice de pollution de l’air assez bas. Le PM 2.5 était à 25 hier, en fait probablement meilleur qu’à Ottawa ou Québec! (En guise de comparaison, lors des récentes alertes, le PM 2.5 tournait plutôt autour du 500) Et oui, vous aurez compris que les Chinois ressemblent beaucoup aux Québécois sur ce point: ils adorrrent commenter & chialer sur la météo. Et certains se moquent déjà de moi la Canadienne qui a siii frette depuis mon arrivée à Pékin.

Déjà deux semaines que je suis ici! J’apprivoise tranquillement la vie d’écolière étrangère et j’explore le voisinage. Il y a des moments que mon chinois est fort utile & d’autres que j’essaie tant bien que mal de baragouiner quelques mots pour me faire comprendre… en vain! Les hauts et les bas de la vie à Pékin.

Premier massage chinois
Après quelques jours de très courtes nuits et à souffrir du décalage, je me suis dit pourquoi pas essayer un massage chinois. On m’avait dit que cela était bénéfique pour combattre le jetlag. Treize heures de décalage je vous jure que ça rentre dans le corps. Donc, avant de partir, j’avais déniché, en fouinant sur les blogues The Beijinger & City Weekend Beijing – mes deux bibles pour pimper ma vie sociale à la pékinoise, une place qui avait l’air bien zen, Dragon Fly. Par heureux hasard, ce lieu se situe justement en face de mon nouveau chez-moi & même que certains compatriotes canadiens affectionnent particulièrement les services qui y sont offerts, incluant les manucures shellac (youppi!).

Donc, je prends rendez-vous pour un massage chinois d’une heure (environ 40$, pas si pire, non?), et je me présente à la réception après ma journée de cours. Accueil très chaleureux. P’tite musique douce, Bouddha dans la pièce, odeurs d’huiles essentielles relaxantes. Tout pour me rendre déjà zen. On me demande si je préfère un homme ou une femme. Je me dis alors ‘’humm, j’ai jamais reçu de massage de la part d’un homme massothérapeute, mais pourquoi pas y aller sans aucune condition. De toute façon, les Chinois sont pour la plupart petits, voire délicats, donc il me ferait certainement pas mal avec ses petites mains douces…’’ Ouffff belle naïveté Marion!

Les portes ouvrent. Derrière, c’est quasiment le noir total. Un chemin y est délimité par quelques pierres. P’tite musique d’ambiance. La gentille dame de la réception me dit alors, toute souriante, ‘’Miss Malian, votre massothérapeute est arrivé’’, et me salue à la chinoise (penchement de tête & mains jointes). J’ai juste le temps de me lever les yeux pour apercevoir… le sosie de Kong Fu Panda… iiiiiiii!!! Il me fait signe de le suivre sur l’étroit chemin de pierres, dans le quasi noir, à peine éclairé, juste assez pour que je discerne sa silhouette et… ses énormes mains. Une partie de moi essaie de rester relax, zen. C’est ça le but d’un massage, non? Mais, disons que mon Hamster #Gratitude se fait aller fullspin dans sa roulette… (Il m’amène où? Il va me faire mal c’est certain. Est-ce que je vais être courbaturée pendant des semaines après? Et alouette)

Kong Fu Panda, qui ne parle pas vraiment anglais, me fait entrer dans une petite pièce toute aussi peu éclairée et me montre un bout de tissu sur la table à massage. Je comprends qu’il veut que je me couvre avec ça. Il quitte la pièce. Je commence à me déshabiller et là je réalise que ce bout de tissu est en fait un mini pantalon et une mini chemise, un genre de pyjama chinois. J’essaie de l’enfiler, mais évidemment mon gros popotin ne rentre pas dans ce délicat pantalon, et je ne vous parle pas de la chemise. Tout le long, je sens la présence de Kong Fu Panda derrière la porte de bambou. Alors, la poitrine un peu dévêtue, j’ouvre la porte et je lui montre que visiblement on a un problème de costume.

Embarrassé, il disparait dans le noir sur le chemin de pierres, et revient quelques instants plus tard avec un plus gros morceau de tissu en lin. Il referme la porte. Clairement, Kong Fu Panda n’a pas pris de chance cette fois-ci, et m’a apporté le kit de sumo. J’enfile le pantalon de lin brun 2XL, l’attache à double tour, et j’essaie ensuite d’attacher la blouse beige 2XL du mieux que je peux, mais hélas, je n’arriverai pas à me dissocier du look ‘’Jute à patates Costco style’’. Kong Fu Panda revient dans la pièce et m’indique de m’étendre sur le ventre. Évidemment, j’ai le fou rire depuis les 10 dernières minutes, soit le moment où on m’a présenté à mon massothérapeute. Ça promet pour la prochaine heure. Il me couvre d’une couverte et… place à mon premier massage chinois!

Mes premières boules chinoises…
Kong Fu Panda commence d’abord par me masser le dos et le cou (la seule partie de mon corps qui n’est pas ensevelie sous ma jute). Tout le long, j’essaie de me détendre, et à la fois d’anticiper ces mouvements. Cela procure d’étranges sensations de se faire masser par dessus un tissu de jute à patates je vous le confirme. Sinon, les premières minutes, ça se passe plutôt bien, que je me dis. Je reconnais un peu la façon habituelle d’un massage suédois. Je commence alors à me détendre. Et bang, il commence à me masser les fesses vigoureusement. C’est clair que la circulation sanguine de mon popotin se réjouit! Je le sens très proche de moi. Et soudain je sens quelque chose dans ma main. Je n’arrive pas trop à saisir c’est quoi. Ben nooon! Je réalise alors qu’il s’y est accoté les boules chinoises. Iiiiii j’essaie de retenir mon fou rire… (C’est bel et bien un massage PG je vous rassure! Tous ces gestes n’avaient rien de sensuel, au contraire c’était plutôt dry – on se rappelle que je suis sous une jute de patates après tout. Mais quand même, ça surprend mes premières boules chinoises!)

Le massage continue. Il me demande si je suis ok. Je murmure un oui surement peu convainquant, la face toujours écrasée dans la table à massage. Voilà qu’il s’installe derrière moi et me plie la jambe sur le dos. Moi qui ai zéro flexibilité mettons que je n’apprécie guère le mouvement brusque. C’est probablement le cing minutes le plus awkward du massage (oui même plus qiguai (weird) que la passe des boules chinoises). Et bien sûr, il recommence ensuite avec l’autre jambe. Oufff. Il enchaine avec le massage du cou et me demande de me tourner sur le dos. J’essaie de garder les yeux fermés. Il me souffle dans la face et renifle bruyamment durant les derniers instants du massage. Fort agréable!

Soudain, il arrête et me dit ‘’ok la’’. Je comprends que c’est fini. Il sort et je me rhabille. On refait ensuite le chemin contraire dans le quasi noir sur le chemin de pierres vers la sortie. Il m’offre un p’tit verre de thé et me regarde le boire attentivement.

Moi même embarrassée, je lui souris et je quitte les lieux. Quand même relaxée, avec un regain étrange d’énergie. Moi qui pensais que cela allait m’aider pour combattre le jetlag et bien cette nuit là, j’ai à peine dormi deux heures…

Détendue, je me dis donc pourquoi pas essayer une troisième tentative de faire mon épicerie. Je suis ainsi sortie du supermarché d’expats archi-cher avec une bouteille d’eau, des p’tites tomates & une canne de thon. Un bon début. Mais deux semaines plus tard, mon frigo est toujours vide. Il fait siii froid que j’ai pas trop envie de sortir dehors avec mes sacs de courses, alors je continue d’explorer les restos du coin, aux saveurs chinoises ou occidentales, en attendant le retour des beaux jours.

Voilà pour ma première expérience de massage chinois! Vais-je y retourner? Bien sûr! Avec Kong Fu Panda? On verra. 🙂

 

 

 

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